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Dernière mise à jour : 02.12.2011
733 articles


Les Sorcières et la sorcellerie

Publié le 31/08/2007 à 12:00 par aldaria02
Les Sorcières et la sorcellerie
Les Sorcières et la sorcellerie



Les procès de Salem de sorcellerie ayant eu lieu en 1692 dans un bourg puritain des Etats-Unis, Salem Village (Etat du Massachusetts), à la suite d'une vague de délations. Le procès entraîna la condamnation à la mort par pendaison de vingt personnes, prononcée par un tribunal constitué pour la circonstance, dont l'un des membres, Samuel Sewall, devait ensuite reconnaître publiquement l'erreur collective.

La chasse aux sorcières à l'époque moderne.

La lutte contre la sorcellerie prit une forme systématique et organisée à la fin du XVe siècle, avec la bulle du pape Innocent VIII Summis desiderantes affectibus (1484), et surtout avec le Marteau des sorcières (Malleus maleficarum, 1487), du dominicain allemand Jacob Sprenger, qui donnait une description complète des pratiques de sorcellerie et des châtiments encourus. Les Temps modernes témoignèrent d'une implacable sévérité envers les sorciers, qu'il s'agisse de l'affaire du curé Urbain Grandier et de ses " possédés " de Loudun (1833), en France, ou de celle des sorcières de Salem (1692), dans le Massachusetts (Amérique du Nord). Les estimations sur le nombre des victimes que fit la chasse aux sorcières au XVIe et au XVIIe siècle varient : Voltaire l'a évalué à 100 000 ; l'historien Pierre Chaunu, à environ 40 000. En France, la persécution fut surtout le fait des juges laïcs, alors qu'en Espagne c'était l'Inquisition qui jugeait les actes de sorcellerie. L'ampleur que prit la répression à l'époque moderne s'explique par des raisons autant religieuses que politiques et sociales. Les autorités étaient en effet beaucoup plus sensibles aux problèmes d'hérésie et de paganisme au moment des guerres de Religion et de la Contre - Réforme qu'au Moyen Age. Dans une période d'intense reprise en main de la spiritualité populaire, la volonté d'éradiquer les pratiques occultes fut inflexible. En outre, alors que s'affirmait le centralisme monarchique, la chasse aux sorcières fut l'occasion pour les tribunaux royaux - qui firent preuve d'un grand zèle - de renforcer leurs pouvoirs au détriment des tribunaux ecclésiaux et seigneuriaux. Enfin, les nombreuses dénonciations d'actes de sorcellerie par des particuliers étaient le signe de tensions sociales au sein des communautés rurales : les solidarités traditionnelles à l'égard des plus pauvres, des veuves surtout, paraissaient alors de plus en plus contraignantes aux paysans enrichis. Les prétendues sorcières furent donc des boucs émissaires, victimes des inquiétudes collectives dans une société en mutation. La chasse aux sorcières fut beaucoup moins virulente dans la seconde moitié du XVIIe siècle : en France, une ordonnance de Louis XIV interdit, en 1682, de considérer les sorciers comme des criminels. Au XVIIIe siècle, les progrès du rationalisme tarirent progressivement la peur qu'inspiraient les sorcières.