Posté le 31.08.2007 par aldaria02
Quelques Dates :
* En 1581, Lavater, dans son "Traité sur les spectres et les esprits nocturnes", dénonce les spectres et les esprits comme étant possédés par le Diable. Les vampires gagnent une variante : le Diable s'emparerait de leur corps pour perpétuer son œuvre malfaisante. Cela ne fait que renforcer l'emploi des objets du culte (eau bénite, croix, etc...)
* En 1581, un dénommé Peter Stubbe est soupçonné d'être un loup-garou.
* En 1597, Jacques VI d'Ecosse fait référence aux vampires dans sa "démonologie".
Le XVIIIème siècle
Après avoir espacé ses apparitions pendant près d'un siècle, le vampire perturba à nouveau les esprits en cette fin du XVIIème et une nouvelle vague de chasse aux vampires déferla, qui correspondait à peu près à l'époque des plus importantes chasses aux sorcières de l'histoire du Christianisme.
Dans les salons littéraires, on aime se faire peur. C'est la période du Gothique ou Roman noir et le diable fait partie des sujets de prédilection. Les traités de voyageurs qui sont allés à l'est où le vampire s'est "institutionnalisé", se multiplient. Dans les campagnes on tremble, en proie à une obsession morbide qui tourne à une panique réelle... On voyait des vampires partout, les polémiques concernant leur existence réelle battaient leur plein.
Il est intéressant de noter que le vampire était étudié uniquement par les "étrangers" de l'ouest, les habitants des pays de l'est sujets au vampirisme conservaient la légende malléable au gré de la transmission orale.
Enumération chronologique de publications importantes et de faits de l'époque :
* En 1645, Léonne Allacci (de Cologne) assure que les vampires sont des morts dont le corps est possédé par le Diable.
* En 1679, Philip Roth, de l'Université de Liepzig, écrit un traité "De masticatione mortuorum" sur ces fameux morts qui mâcheraient et les cadavres non-décomposés.
* En 1694, la revue française "Le Galant" consacre un numéro spécial au vampire.
* 1710, épidémie de peste en Prusse.
1720 à 1723, la peste atteint Marseille.
* En 1725 un dénommé Pierre Plogojowitz (Kisilona) est accusé de vampirisme.
* En 1728, "De masticatione mortuorum in tumulis" par Michel Ranft (lui aussi de l'Université de Liepzig) vient contredire Philip Roth sur ses théories de morts qui mâchent, sans pour autant apporter une réponse claire.
* De 1730 à 1741 une grande épidémie vampirique s'abat sur la Hongrie, la Moravie, la Serbie, la Grèce, la Lorraine...
* En 1732, la "Relation d'un voyage au levant" par le botaniste Joseph Pitton de Tournefort traite du folklore de Grèce et de Hongrie, et décrit des cérémonies de "réparation" (entendre : empalement et crémation) sur ces "cadavres accusés de magie posthume"
* La même année, un autre recueil, "Visum et repertum" par Johannes Fluckinger témoigne de la "réparation" de vampire. Cet ouvrage a contribué énormément à faire voyager la peur du vampire à travers toute l'Europe.
* Le 3 mars 1732, dans la revue franco-hollandaise "Le Glaneur", apparaît pour la 1ère fois en français le mot "vampire". Cette publication contient une traduction du livre de Johannes Fluckinger et rapporte plusieurs cas de vampires présumés : celui de Arnold Paole (environ 1726, il aurait été mordu par un vampire avant sa mort), celui de Stana (une jeune femme enceinte morte à 20 ans en couches), celui de Miliza (une vieille femme de 50 ans de Metwett ayant été "contaminée" par de la viande d'animaux victimes de vampires) et enfin Miloch (un vieil homme de 50 ans du village de Radojevo).
* Le 11 mars 1732, dans le "London Journal" le mot "vampire" apparaît pour la première fois en anglais.
* En septembre 1732, un cas de vampirisme est signalé à Kisilova (près de Gradish), il s'agit d'un vieillard de 62 ans qui avait attaqué son fils.
A Vienne, 17 cadavres furent jugés pour vampirisme, condamnés, décapités et enfin brûlés.
* 1733, "Dissertatio de Vampiris Serviensibus", par John Jeinrich Zoft, est un traité consacré aux vampires.
* En 1746, Buffon emprunte le terme "vampyr" à l'allemand, qui l'a dérivé du Serbe.
* En 1751, est publié le livre qui sera longtemps la référence en matière de vampirisme : le tome 2 du "Traité des apparitions, etc..." par
Dom Augustin Calmet (le tome 1 fut publié en 1749). Cet ecclésiastique a été prié par l'Eglise de faire une étude sur le surnaturel et il a entrepris de consigner toutes les légendes et les procès qu'il a pu trouver. Il conclut à l'impossibilité de l'existence des vampires et déclare que leurs "méfaits" ne sont dus qu'à la forte imagination des victimes.
* 1755, procès contre 7 morts en Moldavie
* 1755 Dans son "Rapport médical sur les vampires", Gérard Van Swieten s'indigne contre l'ignorance des causes naturelles des prétendus phénomènes vampiriques et l'empressement de croire au surnaturel.
* Entre 1749 et 1756, le Pape Benoix XIV dénonce les vampires puis se rétracte. Le rationalisme gagne du terrain, les esprits sont moins enclins à la superstition.
* En 1771, le
Dictionnaire de Trévoux offre une définition du vampire.
Louis-Antoine de Caraccioli (Paris) explique l'incorruption des corps par leur inhumation dans une terre particulière et conclue à la superstition.
* 1774, "Dissertatione sopra i vampiri", par Giuseppe Davanzati (Naple). Il décrit le vampirisme comme un phénomène semblable aux fantômes.
* En 1787, Voltaire rédige son article dans leDictionnaire Philosophique. Le rationalisme a gagné la science enterre le folklore. Le Vampire, ainsi que bien d'autres créatures malfaisantes, fut relégué au rang de superstitions populaires. A fur et à mesure que la peur décroît, le vampirisme disparaît pour céder la place aux terreurs sanguinaires de la Révolution.
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Posté le 31.08.2007 par aldaria02
Un peu d'histoire
Le vampire a toujours existé. A ses origines une entité désincarnée, il est la peur de l'invisible, d'une menace potentielle, de l'inconnu, de l'informe. Lui-même informe, plus exactement polymorphe. On le confond facilement avec la goule ou le loup-garou. Peu importe, il est là. Dans toutes les cultures, de la plus primitive à la plus industrialisée, il est là. Il est le Voleur de Vie.
Quoiqu'il ait pu en être, le vampire n'a aujourd'hui plus cette qualité. Il s'est réduit, concentré dans un mort-vivant qui sort de terre pour sucer le sang des vivants, un Comte Dracula universalisé... Que s'est-il passé? Est-ce d'un commun accord que tous les Buveurs de Vie se sont regroupés derrière un seul des visages de leur race? Ou bien est-ce ce Nosferatu, ce "sale"... qui a vampirisé ses semblables...?
Premières traces
Mort-vivant, qui sort le nuit de son tombeau pour sucer le sang des vivants, le vampire est attaché traditionnellement aux croyances des pays slaves. Toutefois, ce mythe trouve ses origines dans la plus haute antiquité (sa première trace tangible est un vase préhistorique découvert en Perse et orné d'un dessin représentant un homme aux prises avec un être monstrueux essayant de lui sucer le sang). Pour certains, les premiers récits mentionnant des morts-vivants suceurs de sang appartiennent à la Chine du VIé siècle avant notre ère. La Grèce nous a laissé ses légendes de Buveurs de vie et de sang, ainsi que l'empire Romain, l'Assyrie, l'Egypte, la Gaule... Partout esprits, dieux et démons partagent le quotidien de l'Homme. Le Buveur de Vie a évidemment sa place, spécialité maladies étranges. Cependant il n'a pas de forme précise, il est confondu avec d'autres, fait partie de cette horde de forces inconnues auxquelles l'homme est confronté. Pour le trouver, il faut rechercher aussi bien les histoires de morts-vivants que les sacrifices sanglants des créatures surnaturelles et les récits de ceux qui augmentaient leur puissance en mangeant leur semblables. Mais ce qui fait le vampire est déjà là. On le craint. On élabore des rites funéraires destinés à combler le mort pour l'empêcher de revenir. On fait des offrandes aux dieux sanguinaires. Le monde gréco-romain eu cependant ses divinités sanguinaires, comme les "empuses" ou les "lamies" démons ou spectres suceurs de sang (qui sont communs d'ailleurs à de nombreuses civilisations). Les grecs croyaient également que les morts "préservés de toute corruption cadavérique" pouvaient sortir de leur tombe.Les prêtres cappadociens usaient de méthodes que l'on peut associer à des pratiques vampiriques. Ces prêtres-magiciens, les "belladonaires", s'entraînaient à immuniser leur organisme contre les effets de la Belladone (une plante toxique hallucinogène connue pour ses utilisations occultes). Vêtus de noir, la tête couverte d'un bonnet également noir, ils se répandaient dans les villes aux jours de fête de la déesse, se contorsionnant et mangeant la "cerise enragée" par pleines poignées. Puis ils brandissaient des couteaux, des sabres et s'infligeaient des blessures volontairement. Le peuple, pour se purifier, buvait le sang qui en coulait.
Le Haut Moyen - Age
Les premières rumeurs évoquant des morts dont le corps avait été retrouvé intact dans leur cercueil remontent au XIé siècle. Au fur et à mesure que la chrétienté se répand, la vision est plus simple : tous les dieux des autres cultes deviennent des démons.
A ce sujet, l'église chrétienne du Moyen-Age (entre le Vème et le Xème siècle particulièrement ) a eu recours, lors de la conversion d'autres cultes, à l'assimilation des principes des divinités "étrangères" , ainsi que des légendes populaires. Devenus des anges ou des saints, les dieux originels virent leurs noms relégués à un bestiaire démoniaque et leur symbolique "recyclée" - un intéressant cas de vampirisme mythologique...
A partir du Vème siècle, les "Capitulaires" condamnent à mort le paganisme, et marquent le début de la persécution de ceux qui refusent toujours le dieu unique. La population est terrorisée par les visions infernales de Jugement Dernier.
En 781, un Capitulaire saxon dénonce des cultes dits diaboliques, et interdit définitivement les festins de chair humaine et les rites magiques. Les Buveurs de Sang sont pourchassés sans distinction, disparaissent presque. Le mot d'ordre de l'Eglise est "imitation" et non "imagination". Les "concurrents" au dieu unique ont été effacés... si on ne croit plus à quelque chose, celle-ci est vouée à l'oubli.
En 1031, l'évêque de Cahors évoque dans le Concile de Limoge le premier cas de vampirisme recensé depuis longtemps. Il s'agit du corps d'un soldat qui avait refusé les Saints Sacrements, et qui était retrouvé hors de terre à chaque tentative d'enterrement dans un cimetière consacré. Le corps ne trouva la paix que lorsque des amis l'ensevelirent en terre profane.
Le XII ème siècle
Certains esprits sont persistants. Au XII ème siècle, on les adore toujours, secrètement, au foyer. Par crainte de l'église, ils n'apparaissent plus que la nuit. Les paysans isolés et sous-alimentés sont sujets à la maladie et aux visions. Les sorcières se multiplient. Les vampires aussi. Leurs apparitions sont fréquentes, au gré des circonstances. En période de crise, il faut un bouc émissaire.
Bien qu'on le confonde encore avec la goule et le loup-garou (accusé de toute façon de devenir vampire après sa mort), le vampire a envahi les royaumes unis dès le XIIé siècle, ont connu les premières manifestations de vampirisme au sens propre du terme, c'est à dire de morts-vivants qui sucent le sang : ils étaient à l'époque appelés "cadaver sanguisugus" et "Les vampires étaient devenus si nombreux qu'on dût les brûler par grappes entières". Des cas de vampirisme sont répertoriés dans "De nugis curialium" par Walter Map, de 1193, et "Historia Regis Anglicarum" par William de Newburgh, 1196. On trouve des récits sur des morts, en général excommuniés, "qui sortent chaque nuit de leur tombe pour tourmenter leur proches ou pour provoquer des morts suspectes en séries. En ouvrant leur cercueil, on trouve le cadavre intact et maculé de sang, et le seul moyen de mettre fin au maléfice est de brûler le corps après l'avoir transpercé à l'aide d'une épée". Dès 1484, l'Eglise s'intéresse à ce mythe (parution du "Malleus Maleficiarum", approuvé par le pape Innocent VIII et qui conclu à la réalité des morts-vivants). Ce n'est toutefois qu'au XIVé siècle que le vampirisme, surtout en Prusse orientale, en Silésie et en Bohême, "devient véritablement endémique". Des manifestations répétées sont signalées notamment pendant les épidémies de Peste, qui ont sans doute favorisé la croyance au vampirisme : "Pour éviter le contagion, on se hâte d'enterrer les victimes de la maladie sans même s'assurer de leur mort clinique. Que l'on trouve, quelques jours plus tard, en ouvrant un caveau de famille, des cadavres parfaitement conservés mais maculés de sang, il n'en faut pas plus pour imaginer qu'ils sont devenus des vampires, alors que les malheureux ont probablement souffert une longue et atroce agonie dans leur cercueil et se sont infligés des blessures en essayant vainement de se libérer de leur prison de bois". En France, l'une des affaires les plus célèbres fut le procès de Gilles de Rais en 1440. Sinistre personnage, bourreau d'enfants, Gilles de Rais sera associé par J.-K Huysmans dans "Là-Bas" (1891) au vampirisme. Généralement, les vagues de vampirisme correspondent à des épidémies de maladie, de la même façon que les histoires d'ogre cannibale correspondent aux périodes de famine.
Quelques Dates :
* En 1337 et 1347, deux vampires furent découverts, il furent empalés puis réduits en cendres.
* En 1343, Le baron prussien Steino de Retten (Lauenbrug) est soupçonné d'être un vampire.
* De 1346 à 1353, une épidémie de peste noire s'abattit sur l'Europe. On croyait que la maladie flottait dans l'air comme la brume et s'abattait sur ses victimes, et qu'elle disparaissait au son des cloches de l'église.
* En 1414, Sigismond de Hongrie (1368/1437) fait reconnaître officiellement les vampires par l'Eglise Orthodoxe, lors du Concile œcuménique.
Des conditions propices au développement du vampirisme
Les enterrés vivants : les guerres et les épidémies ont eu comme effet direct l'inhumation précipitée des corps, par peur de contagion ou simplement ignorance médicale. Il était fréquent que l'on enterre des gens encore en vie, mourants, comateux ou paralysés. Ces malheureux étaient retrouvés dans d'étranges conditions dans leur cercueils, ayant lutté en vain pour s'extraire de la prison de leur sépulture. Le bruit provoqué par leurs efforts désespérés, les traces qu'ils portaient à force de se débattre (corps couverts de sang, mordus, retrouvés étouffés par leur linceul) marquèrent les hommes à l'esprit superstitieux. Le vampirisme fut l'explication de cette angoissante question.
L'Europe de l'est, terrain fertile pour le vampirisme : celle-ci était alors pratiquement entièrement analphabète et de nombreux habitants vivaient coupés du reste du monde. Ils vivaient toujours "entourés" de démons en tout genre et étaient particulièrement superstitieux : l'Eglise Orthodoxe était beaucoup plus clémente vis à vis de la présence d'esprits. A l'ouest, la Raison et l'Inquisition ne laissait qu'une place inférieure à un folklore vivant.
La différence de mentalité se sent aussi en ce qui concerne le comportement face aux morts : là où les Orthodoxes reconnaissaient dans les cadavres non décomposés une marque diabolique, les Catholiques voyaient une marque de Sainteté. De même, les enfants décédés en bas âge devenaient à l'Ouest des anges, et à l'Est des vampires.
Il était également reconnu depuis longtemps à l'est que les morts "mangeaient et mâchaient" dans leurs tombes et de nombreuses sépultures ont été découvertes renfermant des corps avec des pierres ou des pièces dans la bouche, pour les empêcher de mâcher.
Deux ouvrages relatent des découvertes archéologiques attestant de tels rites funéraires : "Der Schadel von Dyhernfurth in Altschlesein", par De Boehlich (1926), et "Découvertes archéologiques de vampires sur le territoire d'occupation des slaves de l'Ouest" par Le Professeur Rudolf Grenz de l'Université. de Liepzig (1952)
Du côté de la Valachie, on tremblait encore au simple nom d'un chef d'état sanglant, qui empalait aussi facilement ses propres hommes que ses ennemis Turcs bien qu'il ne fut pas à proprement parler un vampire, Vlad Tepes (1430/1476) qui inspira Bram Stoker quatre siècles plus tard.
Tout semble n'attendre que le vampire lui-même.
Le XVIème siècle : Epidémie
Le XVIème siècle vit de nombreux échanges entre l'est et l'ouest. Les voyageurs faisaient le récit de ces créatures dont l'extermination avait presque atteint le banal à l'Ouest. La population rurale de l'est s'empressa de greffer le vampire à ses propres légendes et ses propres fantômes. Les histoires d'épidémie de vampires revinrent amplifiées de leur voyage à l'est. Le Nosferatu s'y était installé sans ennui, ayant trouvé là une source de pouvoir pratiquement intarissable.
En 1520, on recense 30 000 cas de lycanthropie (toujours confondu avec le vampire). C'est une psychose générale, et l'Eglise décide d'ordonner une enquête officielle sur ce phénomène qu'elle considère encore comme une superstition dénuée de tout fondement.
En effet, depuis le Xème siècle, l'Eglise freinait les assimilations des légendes au culte, celles-ci ayant tendance à trop le détourner de son austère but original de pureté spirituelle. Il fallait à présent des années, voire des siècles, avant que ne soit reconnu un nouveau saint, ou un miracle.
En 1552, une réforme officialise le vampire et donne les moyens de le détruire et de prévenir sa prolifération. Puisqu'on a demandé son avis à l'Eglise Catholique Romaine, elle va répondre, après bien des hésitations : les vampires sont selon elle des excommuniés, à qui Dieu refuse le repos éternel de l'âme : les symboles de la foi seront les armes contre eux. L'existence du vampire est désormais soutenue "officiellement" et au lieu d'en venir à bout, cette validation va encourager ses apparitions et "codifier" quelque peu sa destruction.
Le cas d'Erzsébet Bathory (1560/1614) fit scandale et bien qu'elle ne fût pas un monstre surnaturel, elle n'en fût pas moins une meurtrière, saignant des jeunes filles pour boire leur sang et s'y baigner dans l'espoir d'obtenir la jeunesse éternelle. En Hongrie, le procès, en 1611, de la comtesse Erzsébet Bathory eut un retentissement plus grand encore. Initiée à la magie noire, elle était accusée d'avoir enlevé et vidé de leur sang de nombreuse jeunes filles (selon l'acte juridique, près de 300 !!) : "Toutes les chroniques s'accordent à dire qu'elle prenait un vif plaisir à boire le sang de ses victimes et même à en remplir sa baignoire, dans le but de préserver le plus longtemps possible sa jeunesse et sa beauté (...). Pendant dix ans, des dizaines de jeunes filles, enchaînées dans les cachots du château, seront torturées avec raffinement et saignées à mort". Grâce à ses liens de parenté avec la famille royale, la "Comtesse Sanglante" ne fût pas condamnée à mort mais gardée en captivité dans sa chambre jusqu'à sa fin. La comtesse Bathory, qui, dit-on, "aurait continué, après sa mort, à se livrer à ses débauches sanglantes, devenant ainsi un vampire au sens propre du terme", a servi de modèle à tous les vampires de le littérature. Resté à l'abandon à la mort de la Bathory, son château de Csejthe (Haute-Hongrie), qui ,n'est pas sans rappeler le château de Dracula (en Transylvanie), passe pour maudit.
Posté le 31.08.2007 par aldaria02
Le vampire psychique
Les Vampires Psychiques sont des gens qui ont la capacité de vider l'énergie en toutes ses formes. les Vampires Psychiques ont la capacité de vider les autres de leurs forces d'énergie. Cela signifie également qu'un tel individu peut par la résistance vider quelqu'un de ses pensées, de ses émotions, de sa force vitale, mentales et physiques.
Environ 40 pour cent des Vampires Psychiques le font automatiquement sans destiner ou sans se rendre compte qu'ils le font. Chacun a connu ou connaîtra une personne comme ceci, que ce soit un enfant, de même qu'un parents, un amoureux ou un ami. Peu importe combien d'heure vous dépensez avec eux, vous vous sentez toujours fatigué et faible quand ils partent. Les 60 autres pour cent le font ainsi avec une intention. Certains le font juste pour augmenter leur propre puissance, alors que d'autres le font comme un jeu, pour voir combien ils peuvent en prendre.
Le Vampire Psychique peut sentir les autres de sa race et parfois les attaquer mentalement juste pour voir si la victime le sent ou réagit à lui. Il apprécie la chasse et aime le défi, quand la victime le sent et essaye de bloquer son pouvoir. Alors ça devient plus qu'une bataille de volonté. Il n'y a aucune magie attachée à ceci, c'est une énergie pure et une force mentales et psychiques de volonté. La croyance régnante sont les attaques de Vampire Psychique à partir de voyages astraux, contrôlant l'état astral et le corps astral. En faisant ainsi, il peut lancer une attaque sur le corps astral de n'importe qui. En général et naturellement, il y a des exceptions à tout, la plupart des Vampires Psychiques sont considérés comme des négatifs. La plupart des Vampires Psychiques savent très peu que les énergies qu'ils canalisent pourraient sérieusement blesser la proie. Particulièrement si la victime est affaiblie par la maladie, les dommages sont fatals dans un état mental diminué dû à la maladie mentale, à la maladie physique ou à la dépression grave. Par l'alimentation sur ces victimes, la perte d'énergies physiques et mentales à l'extrémité peut causer la mort. On croit que le Vampire Psychique essaye de se rendre immortel en empêchant la "deuxième mort". La deuxième mort étant la mort du corps astral peu de temps après la mort du corps physique. Le Vampire Psychique essaye de gagner son immortalité en tirant l'énergie physique, la force vitale et la résistance physique de ses victimes dans les proportions qu'il espère amasser pour assurer sa survie et la force de son corps astral après l'arrivée de la mort physique. Si cet état d'énergie physique accrue du corps astral est suffisante, le corps astral du Vampire Psychique pourrait probablement être libéré, sur la mort du corps physique, mais en mettant à jour sa propre "vie" séparée. Ce faisant, le corps astral du Vampire Psychique serait alors libéré pour continuer le tirage des énergies des corps astraux et physiques des vivants restants. Dans un sens, il gagne une véritable immortalité.
Des Vampires Psychiques ne réalisent pas qu'ils vident les gens proches d'eux de leurs énergies. On pense que ces personnes le font à un niveau non-conscient. Les énergies étant tirées de ceux qui sont autour de lui, peuvent être un procédé automatique de leurs propres corps astraux dans un effort de gagner la force pour préserver ou créer un état plus salubre pour son propre corps physique.
Le Symbiotisme est peut-être l'autre côté de la médaille, car le symbiotique ou symbiose est une forme de Vampirisme Psychique. Mais au lieu de s'alimenter de la force de la vie et des énergies physiques et mentales, ce vampire s'alimente de l'énergie spirituelle de l'électro-bio-produit chimique trouvée dans l'aura d'une personne. L'alimentation outre de cette énergie peut également avoir un effet négatif sur la source. Cependant, ce vampire est connu pour vider les énergies négatives loin de l'aura, permettant à ces énergies d'être naturellement remplacées par les substitutions auriques pures de la personne.
Exemple : Une personne est malade ou faible, son aura est jaune noir, gris ou verdâtre. Si un symbiotique commence à éliminer cette énergie, les propres puissances de récupération de la personne deviennent plus fortes physiquement, mentalement ou spirituellement et peut procéder à un rythme plus rapide.
En général, les Symbiotiques tendent à être considérés comme positifs. La plupart des Symbiotiques font cela avec de l'attention, à la différence de leur cousin le Vampire Psychique (considéré comme négatif). Un symbiotique peut être un vrai vampire ou un humain. Le vampire est utilisé dans ce cas-ci principalement parce qu'il y a matière à se vider ou s'alimenter, quoique la plupart des vampires réguliers ne soient pas Symbiotique ou Vampire Psychique. L'humain peut être un Symbiotique ou un Vampire Psychique. Les victimes ne se rendent habituellement pas compte d'un symbiotique, car les résultats incitent habituellement la prétendue victime à se sentir bien mieux. La plupart des Symbiotiques et des Vampires Psychiques ne sont pas des suceurs de sang, et donc ne sont pas généralement considérés comme des vrais vampires.
La plupart des humains sont en effet psychiques. Les Vampires Psychiques tendent à être humains, ont des durées de vie humaines normales et ne sont pas immortels physiquement.
Les vampires psychiques sont généralement dominateurs, ils aiment être à la tête d'un groupe de gens. Ils aiment contrôler les personnes proches d'eux. comme ça, ils peuvent mieux se nourrir. Les yeux du Vampire Psychique sont souvent hypnotiques dans le sens qu'ils attirent les regards. Ce sont des charmeurs, ils possède un certain charisme et sont rarement seul. Il réussissent à contrôler très habilement la pensée des gens qui les entourent. Il ne sont pas essentiellement dangereux, ils ont des sentiments très profonds. Ils sont capable d'aimer et d'avoir de la peine, de la douleur. Ils sont invisibles et passe inaperçus quand ils le veulent. Aucune caractéristique morphologique ne peut les distinguer. Ce sont généralement des personnes qui aiment la nuit et l'iconographie du vampire de sang.
Posté le 31.08.2007 par aldaria02
LE VAMPIRE SANGUINAIRE (Syndrome de Renfield)
Le Vampire Sanguinaire prend le sang de ses victimes. Il est très attiré par le goût du sang humain. Il mord ses victimes par plaisir. Cela lui apporte une énorme satisfaction, voir même l'extase ultime. C'est une drogue pour lui.
Le Syndrome de Renfield est en fait ce qui pousse un individu à boire du sang humain. Le premier stade survient généralement durant l'enfance. À la suite d'un incident mineur avec blessure(s). L'enfant découvre qu'il peut être excitant de boire du sang, le sien. Cela peut mener au second stade qui est l'auto-vampirisme. C'est le plaisir qu'éprouve un individu à boire son propre sang. Il y a aussi le troisième stade qu'on appelle la zoophagie. Il s'agit de la consommation d'animaux, non-humain, pour boire leur sang. Les vampires zoophagique recherche particulièrement les animaux de compagnie tel le chat et le chien. Le stade le plus avancé est le vampirisme clinique où l'on boit le sang d'autres humains. Certaines personnes qui ont atteint ce stade s'infiltre dans les hôpitaux pour voler le sang entreposé dans les banques de sang. Ce stade du Syndrome de Renfield peut même mener au meurtre en série. Plusieurs faits en sont témoin.
Posté le 31.08.2007 par aldaria02
En biologie
Les Vampires dans notre époque de septique, sont des chauves-souris qui vivent dans les régions tropicales d'Amérique et qui s'attaquent principalement au bétail.
Les humains vivant dans ces régions, ont comme tradition de mettre du riz autour de leur maison, de façon à ce que les chauves-souris n'y entrent pas. Et oui les chauves-souris vampires sont friandes de riz et comme elles doivent manger le riz autour des maisons, le soleil à le temps de se lever et de les faire fuir.
Posté le 31.08.2007 par aldaria02
Loup 3
L'imagerie populaire représente le loup-garou comme une créature bestiale et velue, dressée sur ses deux jambes et s'exprimant par des grognements gutturaux, tandis que sa bouche écumante laisse apparaître des crocs sinistres. Si l'on consulte en effet les récits mythologiques ou historiques, on voit que les loups-garous n'apparaissent guère différents des véritables loups - encore qu'ils soient généralement plus grands.
Une autre erreur largement répandue est celle qui conduit à assimiler les loups-garous aux lycanthropes. Le loup-garou relève en revanche de la tradition fantastique. Il s'agit d'un homme qui, grâce à des pouvoirs particuliers - qu'ils soient ou non magiques -, se métamorphose en loup et qui, de ce fait assume tous les caractères que l'on attribue à cet animal : puissance musculaire, agilité, ruse et férocité, et ce au grand dam de ceux qui croisent son chemin. Cette forma animale peut être temporaire ou définitive. Lorsque Peter Stump, loup-garou notoire, fut supplicié à Cologne en, 1589, il avait auparavant révélé au tribunal, dans les moindres détails, les épisodes de sa métamorphose. Nous serions enclins aujourd'hui à la considérer comme un illuminé et à juger excessive la crédulité de ses juges. Il n'en demeure pas moins qu'il avait de la sorte tué, dépecé et dévoré des centaines de victimes, tant animales qu'humaines - bien qu'en ce qui concerne ces dernières, il n'en ait jamais avoué que seize....
Posté le 31.08.2007 par aldaria02
LE PROCÈS DES LOUPS-GAROUS :
En un peu plus de cent ans, on a enregistré, en France, 30000 procès de loups-garous. Les minutes en ont étés conservées dans les archives locales.
En 1573, dans la ville de Dole, le loup-garou Gilles Garnier est accusé d'avoir ravagé les campagnes avoisinantes et d'avoir dévoré de jeunes enfants. Après avoir confessé ses crimes, il périt sur le bûcher.
Quelques années plus tard, dans une autre localité, des paysans découvrirent le corps sanglant et horriblement mutilé d'un jeune garçon de quinze ans. Deux loups, qui s'acharnaient sur le cadavre, s'enfuirent dans les taillis quand les hommes s'approchèrent. En poursuivant les bêtes sauvages, ils tombèrent presque aussitôt sur un homme à demi nu accroupi dans les buissons. La créature avait un aspect bestial, avec sa barbe, ses cheveux longs et emmêlés, et ses ongles immenses, acérés comme des griffes, auxquels étaient encore accrochés des lambeaux de chair sanguinolents.
L'homme s'appelait Jacques Rollet. C'était un simple d'esprit obéissant à son appétit cannibale. Il était en train de déchiqueter le corps du jeune garçon, lorsqu'il fut interrompu par l'arrivée des hommes. Il fut condamné à mort. Mais le parlement de Paris commua la sentence et le fit enfermé dans un asile de fous.
L'histoire vraie de Peter Stumb qui sous cette forme tua et dévora treize enfants. Le tribunal de Cologne le condamna en 1591 au supplice des tenailles et de la roue, à la décapitation et au bûcher.
Autre cas typique de lycanthropie, celui de Jean Grenier, au début du XVII ème siècle. Ce garçon de treize ans, à demi idiot, présentait un faciès canin fortement accusé . Il se prenait pour un loup-garou. Un soir, il se complut à terrifier un groupe de fillettes de son âge en leur affirmant qu'à la tombée de la nuit il se transformerait en loup et les dévorerait. A quelques jours de là, une fillette, qui était sortie à la nuit pour rentrer ses moutons, fut attaquée par une créature que, dans son affolement, elle prit pour un loup, mais dans laquelle elle reconnut par la suite Jean Grenier. Elle se défendit vigoureusement à coup de houlette et réussit à s'enfuir en courant jusqu'à sa demeure. Comme plusieurs enfants avaient auparavant disparu dans des circonstances mystérieuses, on soupçonna Grenier. L'affaire fut portée devant le parlement de Bordeaux . Le jeune garçon confessa qu'une nuit, deux ans plus tôt, il avait vu apparaître le diable. Il avait, dit-il, signé un pacte avec le maître des ténèbres, qui lui avait fait cadeau d'une peau de loup. A partir de ce moment, il avait pris chaque nuit l'apparence de cette bête sauvage et avait écumé les campagnes, retrouvant sa forme humaine au lever du jour. Il avait ainsi tué et dévoré plusieurs enfants qu'il avait rencontrés à travers champs. Il raconta même qu'une fois, profitant de l'absence des parents, il était entré dans une chaumière et avait emporté un enfant au berceau. Dans les rêves, les loups-garous ont toujours des yeux incandescents... Après enquête minutieuse, tous les forfaits avoués par Jean Grenier se révélèrent exacts - du moins en ce qui concerne le cannibalisme. Aucun doute ne subsiste : les enfants disparus avaient bien étés tués et en partie dévorés par l'adolescent.
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A notre époque, la lycanthropie ne fait plus l'objet de superstitions religieuses et est entrée dans le domaine de la pathologie, mais, de temps à autre, des loups-garous continuent à semer la terreur.
C'est ainsi que trois d'entre eux, disait-on, hantaient les Ardennes belges juste avant la première Guerre mondiale. A le même époque, en Écosse, la rumeur publique accusait un berger des environs d'Inverness d'être un loup-garou. En 1925, la même accusation fut proférée à l'encontre d'un jeune garçon d'un petit village alsacien proche de Strasbourg.
En 1930, un loup-garou terrorisa la banlieue parisienne, à Bourg-la-Reine. En 1946, une bête mystérieuse présentant toutes les caractéristiques d'un loup-garou terrorisa une réserve Navajo, en Amérique du Nord (le loup-garou est un thème fréquent dans le folklore navajo). A Rome, en 1949, la police eut à enquêter sur un étrange cas de lycanthropie : tous les mois, à la Pleine Lune, un des citoyens de cette ville était en proie à d'inquiétantes hallucinations et poussait des hurlements à faire dresser les cheveux sur la tête.
A Singapour, en 1957, une série d'agressions mystérieuses posa une énigme aux autorités anglaises : des loups-garous, murmurait-on, s'attaquaient aux pensionnaires malaises d'un foyer d'infirmière situé sur l'île principale. Une cuit, l'une des infirmières s'était réveillée en sursaut pour apercevoir " une horrible face bestiale, aux cheveux plantés si bas sur le front qu'ils atteignaient la racine du nez et dont la bouche laissait dépassé des crocs acérés ". Ce mystère ne fut jamais éclairci. Pas plus que celui de la jeune Rosario do Sul dans le Sud du Brésil, en 1978 : cette collégienne de seize ans était en proie à des visions
démoniaques et prétendait que l'esprit d'un loup féroce s'était emparé d'elle.
En 1975, les journaux anglais rapportaient la tragique histoire d'un jeune homme de dix-sept ans, originaire du village d'Eccles hall, qui se croyait sur le point de se muer en loup- garou. Pour mettre un terme à ses souffrances morales, il se plongea un couteau à cran d'arrêt dans le cœur. Une enquête fur ouverte après sa mort et l'un de ses compagnons de travail révéla que le malheureux lui avait téléphoné avant son geste fatal : " Il m'a dit, déclara le témoin, que son visage et ses mains changeaient de couleurs et qu'il était en train de devenir un loup-garou . Puis il s'est tu, et j'ai alors entendu des grognements. "
Posté le 31.08.2007 par aldaria02
Loups de constantinople
LES LOUPS-GAROUS ONT-ILS VRAIMENT EXISTE ?
Nous sommes en Pologne, vers le milieu du XIX ème siècle, dans un petit village des bord de la Vistule. Jeunes et vieux, rassemblés sur la grand-place, fêtent la fin des moissons à grand renfort de chants et de danses. La récolte a été bonne, et le festin est abondant. La boisson coule à flot et chacun s'abandonne à la joie. Soudain, alors que les réjouissances battent leur plein, un hurlement terrifiant, propre à vous glacer le sang, retentit dans la vallée. Les danseurs s'immobilisent. Tous se précipitent, cherchant d'où peut provenir ce cri terrible. Ils voient alors un loup gigantesque emporter l'une des plus jolies filles du village, dont on vient de célébrer les fiançailles. Du fiancé, pas de trace...
Les plus courageux parmi les paysans se lancent à la poursuite du loup et tente de lui faire lâcher prise. Mais le monstre, la gueule écumante de rage, dépose alors son fardeau humain et leur fait face, prêt à combattre. Quelques jeunes gens courent au village chercher des fusils et des haches. Pendant ce temps, voyant que ceux qui restaient devant lui étaient trop effrayés pour bouger, se saisit à nouveau de sa proie et s'enfonce dans la forêt proche, où il disparaît.
Bien des années ont passé. Dans le même village, sur la même place, c'est encore la fête de la moisson. Un vieillard s'approche des convives, qui l'invitent à se joindre à eux et à participer aux réjouissances. Mais le vieil homme, sombre et taciturne, préfère s'asseoir à l'écart. Il boit en silence. C'est alors qu'un paysan âgé s'approche de lui et l'examine avec attention. Au bout d'un moment, il lui demande d'une voix étranglée par l'émotion : " Est-ce toi, Jean ?"
Le vieil homme acquiesce en silence. Tous reconnaissent alors en lui le frère aîné du vieux villageois et le fiancé disparu depuis tant d'années. On fait cercle autour de lui et on attend le récit de ses aventures en frissonnant d'une étrange terreur.
Il leur raconte alors comment il fut changé en loup par une sorcière et comment, voilà bien longtemps, il emporta sa fiancée dans la forêt, au cours d'une autre fête de la moisson. Là, il vécut avec elle pendant près d'une année, puis elle mourut. " A partir de ce moment, dit-il, je suis devenu fou de douleur. J'ai attaqué quiconque, homme, femme, enfant ou animal, se trouvait sur mon chemin. Et j'ai laissé derrière moi une piste sanglante qui ne pourra jamais s'effacer. " Et, ce disant, il montra ses mains, sur lesquelles on voyait des tâches de sang. " Depuis quatre ans, j'ai retrouvé ma forme humaine et j'erre dans la campagne. Mais je voulais vous revoir une dernière fois. Voir le village et la maison où je suis né et où j'ai grandit. Ensuite, eh bien ! je redeviendrai un loup. "
Il n'a pas fini de prononcer ces paroles que déjà il fait place à un énorme loup qui saute par dessus les convives stupéfiés et disparaît dans la forêt. On ne l'a plus jamais revu depuis...
Selon les exemples cités, le processus de la métamorphose varie notablement : parfois, la transformation est aussi soudaine qu'incontrôlable. Quelquefois, il suffit à celui qui veut changer de forme de revêtir la dépouille d'un animal pour prendre son aspect (c'est cette tradition que l'on retrouve dans les mythologies norvégiennes et irlandaises). Bien souvent encore, le loup-garou apparaît comme tel aux yeux de ses contemporains grâce à un charme secret : ils le voient sous l'aspect d'une bête sauvage, alors qu'en réalité il n'a pas changé. Cette croyance était si profondément enracinée en Europe à le fin du Moyen Ages et pendant la Renaissance que les loups-garous étaient considérés à l'égal des sorciers et des magiciens. Quiconque était soupçonné de se transformer en loup - ou dénoncé comme tel- était impitoyablement brûlé ou pendu (et ce, plus particulièrement encore en France et en Allemagne). Dans son ouvrage The psychoses (1970), Elton Mc Neil décrit ainsi cette époque d'hystérie traversée par les hallucinations collectives et les délires mystiques : " Ce type de comportement a son origine, en partie dans la croyance que " Dieu commence par apporter à la folie à ceux qu'il veut punir ". La folie, en tant que manifestation de la volonté divine, devient contagieuse. La persécution religieuse dont sont victimes les déments et les psychotiques contribue à raffermir la foi des âmes pures et innocentes : ceux qui dénoncent les suppôts du diable s'attirent la clémence divine. La chasse aux sorcières est ainsi l'un des moyens du salut. "
Cette analyse peut aussi bien s'appliquer aux procès de loups-garous, qui présentent beaucoup de points communs avec les procès de sorcellerie. C'est en France que cette obsession démoniaque a pris le plus d'ampleur. D'innombrables procès en témoignent. Et les confessions arrachées aux malheureux accusés sont hallucinantes...
En France, ce phénomène a connu une ampleur hors du commun. Savez-vous qu'aux XV ème et XVI ème siècles, une véritable psychose a régné dans toutes les campagnes françaises ? Plus de 30000 individus ont alors été jugés par des tribunaux et près d'une centaine exécutés parce qu'ils auraient commis des crimes sous l'apparence d'un loup-garou
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Posté le 31.08.2007 par aldaria02
Lycanthrope 3
À l'époque, la transmutation homme/loup est un élément d'un questionnement plus vaste. S'appuyant sur les textes anciens, les Ecritures saintes, Augustin et Thomas d'Aquin, l'un des pivots de cette recherche est le diable : comment le situer par rapport à Dieu ? Il le hait et, ne pouvant s'attaquer directement à lui, sa hargne se porte sur sa créature et image : l'être humain. Mais quelles sont ses limites ? Les théoriciens distinguent quatre types de métamorphoses : divines, physiques ou naturelles, imaginaires et démoniaques. Comment s'opèrent-elles ? Certains optent pour une transformation du corps lui-même; mais, le plus souvent, elle est considérée comme une illusion provoquée par le démon : soit il accomplit les méfaits, celui-ci restant coupable puisqu'il ne fait que suivre ses désirs ; soit il l'environne d'air épaissi en forme de peau ; soit, dernière possibilité ingénieuse, le diable joue sur deux niveaux : sur le sujet atteint pour faire qu'il se sente tel qu'il n'est pas, mais aussi et surtout sur autrui pour qu'il le voie tel qu'il n'existe pas, ce regard séparant radicalement, dans l'esprit des juges, maladie et sorcellerie. Mais comme le diable ne peut contrefaire la perfection divine, l'illusion " loup " toujours, à un détail près : queue en moins, patte humaine, peau trop grande.
Métaphore du cannibalisme, représentation imaginaire de la violence du pulsionnel, expression du désir de détruire un sujet, de préférence enfant, incorporation, meurtre et morcellement se trouvent ainsi exprimés. Ceci peut expliquer que le loup-garou soit nommé comme le plus grand des sorciers et qu'en conséquence il doive être brûlé sans étranglement préalable. Le danger qu'il représente est extrême.
Lycanthrope 2
Les origines du mythe du loup-garou, n'ont jamais été clairement démontrées : elles sont pourtant de toute évidence fort anciennes et communes à de nombreux peuples.
L'antiquité comme le moyen âge, a cru avec une bonne foi singulière à la lycanthropie. Hérodote en parle comme d'un fait avéré ; Virgile en parle également, et dans sa huitième églogue, il fait dire à Alphésibée :
J'ai vu Moeris se faire loup et s'enfoncer dans les bois.
déjà plus de douze cents ans avant notre ère, conte comment Lycaon(voir la légende complète à histoires vécues), roi d'Arcadie, devint loup pour avoir osé offrir en repas un enfant à Jupiter alors que celui-ci venait, incognito, vérifier sa piété.
Au V ème siècle avant notre ère, Hérodote relate que les Grecs qui s'établirent sur les bords de la mer Noire considéraient les habitants de ces contrées comme des magiciens fort habiles, capables de se métamorphoser à volonté. L'historien grec parle d'une race d'hommes ayant le pouvoir de se transformer en loup et de reprendre, lors qu'ils le désirent, leur apparence humaine. On croyait, en ces temps lointains, que ces étranges mutations étaient le fait d'êtres humains anthropophages qui, par la pratique de la magie, prenaient l'apparence d'un loup pour satisfaire plus facilement leurs appétits monstrueux.
Notons que, pour les Grecs, et les Romains, le fait d'être transformé en loup était parfois considéré comme un châtiment divin, et qu'il frappait toujours les mortels qui avaient sacrifié des victimes humaines. D'après Pline le Jeune, la métamorphose s'opérait alors que le " coupable " traversait à la nage les eaux d'un lac : en abordant à la rive opposée, il était devenu un loup. Dès lors, il était condamné à errer dans la campagne, avec d'autres loups-garous, pour une période de neuf ans. Si, pendant tout ce temps, il s'était abstenu de manger de la chair humaine, il lui était permis de recouvrer sa forme antérieure, marquée toutefois par les ravages du temps. Au début de l'ère chrétienne, Ovide présente également la transformation en loup comme une punition infligée par les dieux. Les métamorphoses offrent de nombreux exemples d'avatars prodigieux, depuis la création du monde jusqu'à Jules César.
Les Anciens, dont les mythologies parlent d'hommes-loups, disaient que cette métamorphose permettait d'acquérir la force et la ruse d'une bête sauvage, mais que le loup- garou conservait voix et regard humains - ce à quoi, d'après eux, on pouvait d'emblée le distinguer d'un animal ordinaire. Les romains, eux aussi, attribuaient ces métamorphoses à la magie.
Et plus tard, Pétrone, qui joua un rôle prépondérant à la cour de Néron, raconte une savoureuse histoire de loup-garou dans son célèbre roman picaresque, le Satiricon.
Au moyen âge, on vit les lycanthropes, devenus loups garous, jeter l'épouvante dans les villes et dans les campagnes.
Les sorciers opéraient cette métamorphose sur leurs ennemis, mais le plus souvent, ils opéraient cette métamorphose sur eux mêmes, et sous cette forme nouvelle ils attaquaient, non seulement les troupeaux, mais encore les hommes, dont ils dévoraient la chair saignante ; ils pouvaient toujours, quand ils le voulaient, reprendre leur première forme, mais quand, par hasard, ils avaient reçu en se trouvant à l'état de loup, une blessure qui les avait privés d'un membre, ils gardaient, en redevenant hommes, l'empreinte de cette mutilation, et c'est par là que l'on parvenait souvent à les reconnaître.
L'un des démonologues les plus connus, Boguet, raconte que, dans les montagnes de l'auvergne, un chasseur fut un jour attaqué par un loup énorme, auquel, en se défendant, il coupa les patte droite. L'animal ainsi mutilé s'enfuit en boitant sur trois pattes, et le chasseur se rendit dans un château voisin pour demander l'hospitalité au gentilhomme qui l'habitait ; celui ci, en l'apercevant, s'enquit s'il avait fait bonne chasse.
Pour répondre à cette question, il voulut tirer de sa gibecière la patte qu'il venait de couper au loup qui l'avait attaqué, mais quelle ne fut pas sa surprise, en trouvant au lieu d'une patte , une main et à l'un des doigts un anneau que le gentilhomme reconnût pour être celui de sa femme.
Il se rendit immédiatement auprès d'elle, et la trouva blessée et cachant son avant bras droit. Ce bras n'avait plus de main, on y rajusta celle que le chasseur avait rapportée, et force fut à cette malheureuse d'avouer que c'était bien elle qui sous la forme d'un loup avait attaquée le chasseur. Le gentilhomme qui ne se souciait pas de garder une telle compagne la livra à la justice, et elle fut brûlée ...
Selon Collin de Plancy dans son dictionnaire infernal, les loups garous étaient fort communs dans le Poitou ; on les y appelait la bête bigourne qui court la galipode.
Quand les bonnes gens entendent, dans les rues, les hurlements épouvantables du loup garou, ce qui n'arrive qu'au milieu de la nuit, ils se gardent bien de mettre la tête à la fenêtre, parce que s'ils avaient cette témérité, ils ne manqueraient pas d'avoir le cou tordu.
On assure dans cette province qu'on peut forcer le loup garou à quitter sa forme d'emprunt, en lui donnant un coup de fourche entre les deux yeux.
Delancre assure qu'ils étranglent les chiens et les enfants ; qu'ils mangent de bon appétit ; qu'ils marchent à quatre pattes, et qu'ils hurlent comme de vrais loups, avec de grandes gueules, des yeux étincelants et des dents crochues.
Bodin raconte qu'on vit en 1542, 150 loups garous sur une place publique à Constantinople.
Posté le 31.08.2007 par aldaria02
La lycanthropie est une maladie durant laquelle le sujet pense être un loup, se voit tel et agit en conséquence.
Etymologiquement, lycanthrope provient du grec lycos : loup et anthros : homme. Ce terme fut fréquemment employé à la place du mot zooanthrope, lequel désigne toute métamorphose d'homme en animal.
Cette affection était connue comme une forme de délire aussi bien durant l'Antiquité qu'au Moyen Age. Dès le premier siècle, Arétée de Cappadoce explique que certains hommes pensent être faits de verre et ont peur d'être cassés, ou celui qui se sent transformé en loup est travaillé par les appétits et affres de cet animal féroce, se jette sur les troupeaux et les hommes pour les dévorer, sort la nuit de préférence, hante les cimetières et les monuments, hurlant à la mort, avec une perpétuelle altération, les yeux enfoncés et hagards, ne voyant qu'obscurément comme s'il était entouré de ténèbres, les jambes meurtries par les égratignures et les morsures de chiens. Cette description subsistera, inchangée, au fil des siècles. Les Latins appelèrent cette maladie " mélancolie, rage lupine - insania lupina - ou folie louvière ". Parallèlement, des légendes entourèrent ce thème.. Dans cette lignée apparaît le loup-garou ; pour la première fois sous la forme de Leu-Garou chez Guillaume de Palerme - XIIe siècle - il est le calque de l'allemand werwolf, littéralement homme-loup, wolf voulant aussi dire à l'origine voleur.
lycanthrope
Dans le cadre " sorcellerie et démonologie ", il est possible de distinguer trois sortes de métamorphoses :
· la " liaison magique ", transformation d'homme en animal d'espèce diverse, produite par la malveillance d'une sorcière. Celle-ci s'attaquant à tout ce qui concerne procréation, reproduction, il ne s'agit là que d'un moyen parmi d'autres pour infester l'acte vénérien. Le sujet " saisi " peut alors être considéré comme possédé, puisqu'il subit malgré lui.
· le transport au Sabbat ne se fait pas seulement sur un balai ; la métamorphose, souvent en chat, est un jeu que la sorcière se permet avec son propre corps.
Le loup-garou est d'un autre registre.
Membre de la milice diabolique, classé parfois au même rang que les incubes et les succubes, donc inhumain, il a des caractéristiques du sorcier : la marque, point insensible et ne saignant pas, que les juges chercheront avec diligence. Généralement masculin, contrairement aux sorcières, sa fonction n'est pas semblable à la leur ; entièrement voué au mal, sans la brisure interne que provoque une possession, il s'attaque directement et oralement au corps de l'autre ; il est " le dévorateur " ; Loup puisqu'il est opposé à l'agneau divin.